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ASSURER LES BESOINS ESSENTIELS

Alimentation et Agriculture

Le domaine de l’alimentation et de l’agriculture regroupe un large panel de métiers : la production agricole, la transformation agroalimentaire, la recherche, la commercialisation et la distribution, la qualité et la sécurité alimentaire, les services et le conseil…

FICHE PÉDAGOGIQUE

FICHE PÉDAGOGIQUE

à retenir

EXEMPLE DE MÉTIERS DU SECTEUR

Témoignages

Rien de mieux pour comprendre les enjeux du secteur de l’habitat et de l’urbanisme que de laisser la parole aux acteurs de terrain ! Lisez les témoignages d’Amina, Nathalie, Aline et Camille.

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du territoire

Amina, cuisinière

Je travaille avec les « Cuistots Migrateurs ». C’est deux jeunes français qui veulent aider les réfugiés. Les « Cuistots Migrateurs » proposent des plats syriens, tchétchènes, iraniens. J’aimerais partager la cuisine syrienne avec les Français. Et surtout pour que les Français changent leur regard sur les réfugiés.

Nathalie, nutritionniste

Est-ce que vous pourriez nous présenter votre travail en quelques mots ?

Pour ma part, je travaille principalement avec mes patient·es sur leurs sensations corporelles avant, pendant ou après le repas ; sur la manière dont ils vivent plus ou moins bien avec leur corps ; ou encore sur les croyances qu’ils peuvent avoir concernant l’alimentation (par ex. : « je suis en surpoids car je manque de volonté »), sur les aliments eux-mêmes (« un régime sans sucre est bon pour la santé ») et leur corps (« pour ne pas avoir de problème de poids, je dois contrôler ce que je mange »).

Aline, animatrice maraichère

Je suis maraîchère animatrice, c’est à dire que je m’occupe d’un jardin, le potager des cultures. Et en plus, je fais des animations en scolaires, périscolaires et sur le jardin.

J’ai fait un DEA en droit de l’environnement, j’avais un peu envie d’être avocate en droit de l’environnement. Je suis allée faire un stage dans un cabinet et je me suis rendue compte que ça ne me convenait pas car tu es là pour défendre un client et finalement peu importe le client. Des fois, tu te retrouves à défendre un industriel, et moi ça ne m’allait pas. Je me suis dit qu’il fallait vraiment qu’on mon action ait un vrai impact sur l’environnement.

Je me suis dit, l’agriculture biologique c’est un levier parfait. Tu produis de la nourriture qui est bonne pour la santé des gens. Quand tu produis tu ne pollues pas l’eau, tu ne pollues pas l’air, tu rajoutes de la biodiversité sur le terrain. C’est que du positif !

J’ai rencontré plusieurs mariacher.e.s pour comprendre ce métier. Certain.e.s me disaient que c’était le grand bonheur mais beaucoup disaient que c’était dur. Maraicher c’est un travail de warrior, physiquement la force que ça te demande, le temps du travail : tu fais 60h semaine en saison ! J’ai fait un stage qui m’a vraiment fait rêver, je me suis dit c’est ça que je veux faire ! Il y a un truc qui me faisait un peu peur c’est d’être seule sur mon terrain.

Ici il y a toujours du monde à passer. C’est une ferme urbaine, il y a des discussions, des échanges avec les habitant.e.s du quartier. Je suis là pour qu’il y ait un lieu d’échange et de vie sur le terrain. J’adore quand il y a des enfants et que je sens qu’ils ont compris quelque chose.

C’est difficile de se lancer seul.e. c’est plus facile de trouver des personnes avec qui on a envie de travailler. C’est important d’écouter ses envies mais aussi voir les choses de manières rationnelle. Moi au début je voulais tout cultiver, mais c’est impossible ! Alors je ne me suis dit, d’abord j’apprends à gérer la culture de ces 15 légumes et après je ferai d’autres choses.

Camille, chargée de mission restauration collective

Je m’appelle Camille, j’ai 33 ans et je suis chargée de mission restauration collective durable au sein de Rennes métropole.

J’ai un parcours un peu atypique. J’ai fait des études d’ingénieur agronome à Agroparistech avant de faire une année de césure dans un bureau d’études dans le commerce équitable.

Ma dernière année, je l’ai réalisée à Montpellier sur la thématique “agriculture dans les pays du Sud”.

J’ai vite compris que le commerce équitable était mon truc. J’ai commencé par l’animation d’un réseau agricole en Bretagne dans l’associatif. Puis j’ai été dans un CIAP en Vendée dans un centre de recherche agronomique.

Après de nombreuses expériences, je suis arrivée dans l’agglomération de Rennes métropole. Ce qui me plaît c’est de travailler au service de l’intérêt général et d’être dans une structure qui a des moyens humains et financiers.

J’interagis avec 43 communes au sein de Rennes Métropole pour faire changer les habitudes alimentaires des écoles maternelles et primaires mais aussi les Ehpad. Je vais sur place pour voir ce qui est positif et les points à améliorer.

L’idée est de parler de nombreux sujets comme la question des textures des aliments mais aussi de l’approvisionnement et la provenance.

Il y a une loi qui dit que 50% des produits consommés doivent être durables et 20% bio. Dans les écoles on y est mais pas vraiment dans le social.

Je dirais que je suis à mi-temps au bureau et à mi-temps sur le terrain que ça soit dans les cuisines, lors d’ateliers ou alors organiser des événements (logistique et compte rendu). C’est un métier d’interaction avec plein de personnes différentes.

Si on aime parler aux gens et aussi qu’on aime manger, c’est un métier très chouette et qui permet d’œuvrer pour le bien commun.

Anaïs, directrice événementiel RSE

J’ai 31 ans et j’ai créé mon entreprise dans le domaine de l’événementiel à impact. On propose des teams building et des séminaires pour sensibiliser à l’environnement en faisant des activités manuelles comme des ateliers jardinage par exemple.

J’ai fait des études en communication. Mais en fait l’événementiel m’a toujours plu. C’est pour ça que j’ai réalisé ma première expérience professionnelle dans ce secteur.

Ce que j’ai aimé dans l’évènementiel c’est le fait d’être tout le temps en relation avec de nombreux acteurs comme les médias, les fournisseurs, les prestataires etc. En master j’ai réalisé une alternance en communication interne où il fallait que j’organise des évènements en interne. Et directement après mon bac, je me suis lancé à mon compte. De 2016 à 2018, je proposais surtout mes services en communication et ensuite je me suis spécialisé dans l’évènementiel.

J’ai toujours été passionnée par le végétal. Donc la question de l’impact et de l’engagement est venue assez rapidement. En 2015, lorsque je parlais d’agriculture urbaine, on me disait que ça n’existait pas, que c’était n’importe quoi.

Donc j’ai fait le constat qu’il fallait une aide pour accéder à l’agriculture urbaine. Montrer que même si on n’a pas la main verte et pas de jardin parce qu’on est en ville, on peut quand même jardiner. Donc j’ai créé des ressources pour rendre cette pratique la plus accessible possible.

Lors des ateliers en team building, on fait venir le végétal dans les locaux pour que tout le monde mette la main dans la terre. Le but est aussi d’offrir des temps de pause dans des journées chargées. Le moment est sans écran, calme et offre du bien-être à l’individu directement mais aussi en apportant de la vie dans des locaux souvent froids.

On propose également des séminaires directement dans des fermes urbaines. L’idée est de créer des évènements à faible impact pour l’environnement lors desquels les employés se mettent au vert. Aujourd’hui, les gens achètent des plantes sans savoir comment les entretenir. Notre job est de montrer comment mieux les acheter, comment en prendre soin, comment les choisir en fonction de la saison etc.

Ça va être faire le point sur les différents projets, dédier un moment au suivi des projets de nos clients où on mesure notre impact pour savoir comment notre atelier a été perçu, quels bénéfices ils en ont retiré etc. Je dois aussi aller chercher de nouveaux clients en communiquant sur nos actions ou en entretenant les relations avec des clients passés. Il y a la partie moins fun de gestion comptable et administrative qui est indispensable et enfin les relations avec les partenaires et prestataires. On se doit de garder ce lien avec eux.

Il m’arrive également d’animer des ateliers de temps en temps pour rester au contact du terrain.

Il ne faut pas rester enfermé dans sa perception personnelle. Il ne faut pas se limiter à notre engagement mais ouvrir les yeux sur ce qui se passe à côté. Il faut trouver un juste équilibre pour que notre engagement soit impactant mais pas culpabilisant. J’ai l’impression qu’il faut toujours rester bienveillant et c’est comme ça que le message passe le mieux.

Maïwenn, éducatrice sportive

Moi c’est Maïwenn. Je suis éducatrice sportive et agente de développement pour l’UFOLEP.

J’ai une licence APA, Activités physiques adaptées – santé que j’ai obtenue il y a quelques années. Ensuite j’ai eu un parcours atypique et je suis revenue dans le milieu il y a un mois. Le sport me manquait, c’était ma passion et je me suis dit : je veux en faire mon métier !

J’anime des séances d’activité physique adaptées à différents publics. On fait des séances sportives avec des parties renforcement musculaire, équilibre etc. puis une partie avec des jeux sportifs. Ce sont des séances pour des personnes qui sont éloignées de la pratique d’activités physiques. Par exemple, nous avons des personnes plutôt vieillissantes, d’autres qui vont avoir des pathologies qui empêchent la pratique, d’autres qui n’osent pas pratiquer. Ce sont des gens loin du sport et qui ont en quand même besoin.

J’ai des séances de sport tous les jours. Soit c’est plutôt du sport-santé, soit c’est plutôt du socio-sport avec des jeunes adultes éloignés du circuit scolaire. Souvent, on a une séance le matin et une l’après-midi. On a aussi nos bureaux où on prépare nos séances, on fait de l’administratif et on garde le lien avec tous nos partenaires.

Faire pratiquer du sport à des personnes qui n’en font presque jamais et qui en ont besoin, c’est hyper important je trouve ! En fait, on voit qu’on leur apporte quelque chose et c’est ça qui est trop chouette. On sent que c’est à la fois bien pour leur physique mais aussi pour leur moral. Ça fait du bien de voir la libération de certaines de ces personnes sur les séances. Des personnes qui vont être un peu renfermées socialement et qui vont s’ouvrir sur des activités. Pour certains, il y a aussi la précarité derrière donc forcément pas spécialement d’argent pour sortir. Nous on fait des séances à moindre coût donc ça permet à ces personnes de venir un peu plus, de rencontrer du monde. On joue un rôle important : c’est du sport-santé-social !

Ce qui est pas mal, c’est qu’on bouge beaucoup et que le temps passe vite. On n’est pas au bureau tout le temps et on voit du monde ! Le mieux pour découvrir ce métier, c’est de venir tester.